Antoni Casas Ros est un mystère littéraire. Défiguré par un accident, il n’apparaît jamais en public et ni son éditeur, ni son agent ne l’ont jamais vu. Les plus grand auteurs s’amusent à écrire des tribunes disant qu’ils ne sont pas lui et entre temps lui vit reclus, lisant et écrivant selon ses propres « aveux ».
J’étais assez impatiente de lire ce roman, parce que j’en avais entendu beaucoup de bien chez Marianne et que nous avons souvent des opinions similaires. Mais finalement, c’est une grande déception pour moi. Au début du roman j’ai été happée par les personnages et la violence qu’ils émanaient, mais la solution choisie (le suicide collectif) m’a vite mise mal à l’aise. Et ainsi au fur et à mesure du roman qui s’est transformé pour moi en un espèce de cauchemar alternant mort, sexe et délire chimique. Je suis ressortie très rapidement du roman pour n’en retenir finalement qu’un pensum regroupant quasiment tous les thèmes que je déteste. Je ne sais pas pourquoi ça m’a tant agacée. Peut-être cet univers de révolte, de révolutionnaires, m’est-il désormais bien fermé, trop vieille, trop raisonnable, trop insérée dans la société ? En tout cas, les solutions prônées ne me conviennent pas. Les scènes de sexe également sont parfois trop réalistes à mon goût, en tout cas clairement trop nombreuses. À un certain moment j’avais l’impression de ne plus pouvoir lire une page sans sexe en érection, sperme jaillissant, fellation, pénétration… Je ne suis pas prude, tout du moins il ne me semble pas l’être, mais là j’ai été lassée. Une belle scène de sexe va me toucher par sa rareté, je pense. Une par page, ça me fatigue.
Résultat, ce roman m’est presque tombé des mains. Définitivement, je ne suis plus en phase avec les coups de cœur germanopratins !

Ca peut arriver de ne pas accrocher à un tire .
Dans ce cas je te conselle d’essayer ses deux précédents opus : « Le théorème d’Almodovar » (son premier roman) et « Enigma ».
Si là aussi tu décroches, c’est que cet auteur n’est définitivement pas pour toi
P.S. : si personne ne l’a jamais vu, tu peux vois sa main sur http://www.gallimard.fr/rentreelitteraire/index2.html
J’ai détesté aussi ce bouquin ! Immense déception tout pareil, d’autant que j’avais beaucoup aimé ses nouvelles « Mort au romantisme ». Je n’ai pas été gênée par les suicides, mais – et ce en dépit de quelques phrases savamment troussées – par l’intrigue que j’ai trouvée foireuse : entre Die hard 4 et Matrix => au secours. J’ai lâché au bout de 120 pages… Néanmoins, je ne pense pas que ce soit un coup de coeur germano-pratin (et je ne suis pas germano-pratine, loin de là !)
Oufff, je ne suis pas la seule !
Ouah, vu ton billet et les commentaires, je vais soigneusement éviter ce titre. Surtout que j’ai loin d’avoir fait le tour de ce que cette rentrée nous réserve.
Mon dieu que vous êtes frileuses… Ca doit être le changement de temps
frileuses ?