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Les Morues – T. Lecoq

Les Morues - T. LecoqAujourd’hui, je suis malade. Je reviens de la bonne ville d’Orléans où je me suis occupée de l’ouverture d’une librairie absolument splendide, mais j’y ai chopé une crève monstrueuse ce qui ne m’aide pas à me montrer loquace. Eh ouais, quand je renifle, je ne suis pas bavarde. Ça m’a aussi empêchée de bouquiner, ce qui comme on peut facilement l’imaginer me met d’une humeur de dogue. Je vais essayer que ces dispositions ne rejaillissent pas trop sur cet article, mais je vous le dis tout de suite c’est pas gagné. Parce que Les Morues, c’est pas mon coup de cœur du mois.

Bon, je vais nuancer ça tout de suite, sinon le community manager du Diable Vauvert va tomber dans les pommes (oui, il me lit. Il a intérêt, vu comme je l’ai linké à mort sur FB, sur Twitter… partout). Disons que des Morues j’attendais carrément autre chose, alors du coup dès le début j’ai été un peu refroidie (non, ce n’est pas pour ça que j’ai la crève). Titiou Lecoq je la suis depuis un bout de temps sur le net, parce qu’elle a un blog dont je suis absolument fan. Elle me fait généralement hurler de rire derrière mon écran et j’attendais avec beaucoup d’impatience à un roman « à la Titiou », un truc un peu trash, méchant, drôle et grinçant. Raté, la Titiou, elle a écrit un vrai roman. Je ne peux pas dire que je lui en veuille, mais comme je n’étais pas prévenue et que je n’ai pas lu la quatrième de couv, ça m’a fait un choc.

Entendons-nous bien. J’adore le fait qu’elle soit sortie de son blog et de son style habituel d’écriture pour Les Morues. J’aurais été déçue de lire un girls and geeks bis. Mais en même temps je n’ai pas retrouvé cette liberté de ton qui me plaît tant chez elle (oui, c’est pas logique, mais je suis chez moi j’fais c’que j’veux, j’lis en pyjama, j’mange du nutella et j’aligne des arguments qui se contredisent). Du coup, l’histoire en elle-même ne m’a pas trop plu. Peut-être parce que j’ai beaucoup de mal avec les romans qui font trop référence à l’actualité. Je me demande toujours ce qu’on en comprendra dans cinquante ans. Et puis parce que je trouve finalement que ça tourne un peu en eau de boudin. Que ça part dans tous les sens, puis dans une direction sympa, puis plus rien. En fait, je trouve que ça ne va pas assez loin, dans tous les sens du terme. Pas assez loin dans l’histoire, dans le trash, dans le contemporain … En même temps, comme dit Anne « quand je lis Les Morues j’ai l’impression que ça parle de moi, voire que c’est moi qui l’ai écrit ». Et ça, c’est pas rien.