Dans cette rentrée littéraire, deux romans me semblaient sensiblement sur le même thème : la Vieille femme du riad et celui-ci. Dans les deux, un jeune couple achète une maison qui lui semble être celle de ses rêves mais trouve un truc bizarre dans une chambre au fond. Les deux ont provoqué chez moi des sensations assez voisines d’agacement, même si j’ai trouvé un peu de positif chez Berton alors que pas du tout chez Laroui. J’ai bien dit un peu, hein, je l’ai quand même vécu comme un pensum et franchement il ne restera pas dans la bibliothèque.
C’est pas compliqué, dès le début, j’ai eu des envies de meurtre envers le personnage principal. Je pense d’ailleurs que c’est le but, cette étude de comment un mec à peu près normal va se transformer au fur et à mesure en connard absolu, mais au final ça fait juste un bonhomme infect qui maltraite sa femme, en traite une autre comme une prostituée et fait des rondes armés dans son quartier pour « protéger le voisinage ». La chambre à remonter le temps elle-même tombe à plat, on finit par se dire d’ailleurs que c’est la propre folie du mec et pas un élément fantastique. Je ne sais pas, je crois que je suis passée à côté, j’aimerais bien que Benjamin Berton m’explique (bien sûr qu’il lit mon blog, tout le monde lit mon blog, voyons) ce qu’il a voulu dire parce que je sens qu’il y a un truc plus loin mais que je n’y ai pas eu accès.
Une déception donc, teintée d’un goût amer de « t’as rien compris ma pauv’fille ».

Curieux ! J’essaierai peut-être de lelire, on ne sait jamais…
J ai adore ce livre au contraire. Suspense complet,un jeu entre le fantastique et la folie, des jeux de piste et surtout des descriptions ultracomiques de la.vie de couple cruelles et noires.tu as du rater l essentiel en effet. Ce livre est un petit bijou
Je trouve votre critique tout à fait réaliste par rapport à ce livre. J’ai eu la même impression que vous en le lisant. Ce personnage est puant, un rien facho et totalement misogyne et mythomane. La chambre est sûrement dans la tête du gars.
Cependant, j’ai trouvé une vraie qualité d’écriture au service d’une réalité contemporaine finement observée (le repli sur sa cellule familiale, ces fantasmes minables de petit cadre, ce sentiment de parvenu,…)et un avantage… le livre peut faire débat.
habitant Le Mans et croisant de temps en temps Mr Berton, je vais lui donner l’adresse de votre blog (s’il ne l’a pas déjà)…
Merci
J’espère qu’il ne prendra pas mal mon billet …
Oui tu as raison, je ne vais rien lui donner… il pourra trouver tout seul … Pour te rassurer, tu peux lire sa prose un peu acide de chroniqueur musical sur fluctuat.net…, les critiques un peu dures, il connaît!