Louis de Funès, petites et grandes vadrouilles – J.-M. Loubier

Louis de Funès, petites et grandes vadrouilles - J.-M. LoubierJe laisse la main à mon cher et tendre pour qu’il vous parle de Louis de Funès en ce jour de commémoration.

Parlant des acteurs, Michel Audiard disait « il n’y a pas de vedettes en France, à l’exception de De Funès ».

Comment oublier en effet le« phénomène De Funès » qui occupa tous les écrans de cinéma et de télévision des années 60 et 70, sans compter les multiples rediffusions des années 80 ?

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Les Liens du mariage – J. Courtney Sullivan

Les Liens du mariage - J. Courtney SullivanL’an dernier, j’ai rencontré J. Courtney Sullivan. Ouais, ouais, c’est un peu la classe j’ai envie de vous dire. Genre dans un hôtel du 7ème arrondissement, avec du thé et des petits gâteaux, la totale. On a même fait une photo souvenir mais bon, j’étais dessus donc je l’ai supprimée. Elle nous avait parlé de son nouveau roman, qu’elle était en train d’écrire, que ça parlait de plusieurs générations de femmes, de diamants, de bagues de fiançailles, tout ça tout ça… Je m’étais dit « oh ça a l’air bien » et puis, j’avoue, j’ai oublié. Pas totalement le thé, c’était charmant et elle est particulièrement sympathique, mais le projet de roman. Après tout, on en lit tellement… Et puis comme je suis une méchante blogueuse je n’avais pas fait d’article pour raconter la rencontre parce que euuuuh… ben en fait j’avais écouté ce qu’elle racontait, absorbé avec béatitude son côté « cool pas prise de tête » puis je n’avais pas pris de note puis j’avais pensé à autre chose puis ça avait été mieux raconté par d’autres puis le tourbillon de la vie lalala.

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Trois semaines sans message, trois mois de paresse

chien-abandonnéJe vous abandonne. C’est lamentable, non ? Je n’écris plus rien, je me contente de bouquiner en me disant parfois « ah tiens je pourrais en dire ça » et puis … rien. Plus envie. Je pense à vous, hein, enfin, vous, la bande de quelques fidèles un peu frappadingues mais que j’ai appris à bien apprécier et qui commentez et aimez mes billets. Du coup je me suis dit bon, allez, je vais faire un effort, je vais causer vite fait d’une partie des bouquins que j’ai lus depuis le début de l’année et qui, tout de même, m’ont beaucoup plu.

Après, bon, j’ai regardé la liste je me suis dit « mais punaise y’en a trop » et puis bon, je suis trop bonne, alors voilà, quelques mots sur chacun des titres lus depuis janvier (sauf ceux sur lesquels il y a eu des billets, hein, faut pas déconner). Bon, je raconte pas l’histoire, hein, comme d’hab. On s’en fout de l’histoire. Vous me faites une confiance aveugle niarkniarkniark

Et sinon, oui, j’ai mis un chien malheureux parce que j’imagine votre tête chaque jour sans billet qui passe, voilà, j’ai besoin de ça pour me motiver alors on ne me contredit pas !

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El Gabo se fue

El Gabo se fue.
L’ahurissement le plus total.
El Gabo ne pouvait pas s’en aller, il était immortel. Et on peut dire qu’il restera dans le cœur de ses lecteurs, que chaque personne qui lira « Cent ans de solitude » ou « L’Amour aux temps du choléra » le fera revivre, n’empêche qu’il s’est barré et nous a laissés tous seuls. On comptait sur lui pour être président du monde, sauveur de l’humanité, on comptait sur lui pour être une belle voix qui s’élèverait pour défendre les sans-voix, on comptait sur lui pour écrire deux ou trois romans qui bouleverseraient notre monde comme l’ont fait les autres, comme il y a eu dans notre vie à tous un avant et un après Cent ans de solitude, et il nous plante là.
Comment peut-on autoriser El Gabo à mourir ?
Il avait besoin de repos ? Mais c’est nous qui avions besoin de nous reposer sur la certitude qu’il était là. Nous qui avions besoin de savoir que quelque part dans cette pourriture un Garcia Marquez respirait. Que les mille et un maux (j’avais écrit mots) de l’humanité sont utiles pour le chauffer, le laver, l’éclairer, lui fournir le papier, le crayon, les vêtements… Parce que sans ça putain ça sert à quoi ?
Je ne vais pas relire ses livres, je suis trop en colère. Je me sens abandonnée. Je n’avais jamais imaginé vivre dans un monde sans Gabriel Garcia Marquez.

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J’ai sauvé la vie d’une star d’Hollywood – L. Bénégui

J’ai sauvé la vie d’une star d’Hollywood – L. BénéguiIl y a certains romans auxquels on ne donne pas leur chance. Pourquoi ? Je ne sais pas bien. Toujours est-il que je n’étais pas partie pour donner sa chance à J’ai sauvé la vie d’une star d’Hollywood, la première raison étant probablement, il faut l’avouer, le fait que l’auteur est français et que je lis très américain en ce moment. Et puis bon il m’est tombé entre les mains, j’ai commencé à le lire en me disant à chaque phrase « oh il essaye de faire américain, oh je vais pas aimer, oh laisse tomber j’aimerais pas » mais il faut croire que je n’ai strictement aucune autorité sur mon cerveau, parce qu’en fait je restais accrochée et je continuais à lire, malgré mes grognonnages internes.

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L’Ancêtre – J. J. Saer

L’Ancêtre – J. J. SaerCette année, au Salon du Livre, le pays invité est l’Argentine. Ça tombe bien j’ai reçu via une Masse Critique de Babelio ce roman du Tripode (que j’aurais acheté. Opération ratée, Fred, désolée, du CA de raté) qui est resté dans ma PÀL approximativement trente deux secondes et demi. J’aimais la couv, j’aimais l’auteur, j’aimais l’éditeur, je n’allais pas attendre plus longtemps pour me plonger dans cette histoire qui… Oui, d’ailleurs, ça raconte quoi, parce que bon, une fois de plus, je n’ai pas regardé à l’avance … Alors, euh… Bon, bon, je suis pas certaine que ça va me plaire cette affaire. Non parce que franchement, ça a l’air vachement intelligent, non ? Et moi, bon, ben, moi, je suis blonde hein.

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Des hommes en devenir – B. Machart

Des hommes en devenir - B. MachartHeureusement, heureusement qu’il fait beau. Heureusement, heureusement que le retour du soleil provoque un haut-les-cœurs général. Pas un haut-le-cœur, haut-les-cœurs. Parce que sinon je n’aurais jamais été capable de lire ce recueil de nouvelles. Et j’y aurais probablement beaucoup perdu, parce qu’elles sont toutes superbes. Mais dures. Extrêmement dures. Pas une seule de gentille, de douce, de complaisante. Toutes, elles parlent de gens abîmés, détruits. D’enfants qui meurent, de parents qui sont en fuite, de couples détruits. Des hommes en devenir, vraiment ? Mais il me semble que le devenir de tous ces hommes, là, est déjà oblitéré. Un aller simple, merci, au revoir. Non, non, on ne prolongera pas le voyage.

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Le coeur à bout de souffle – S. Bellow

Le coeur à bout de souffle - S. BellowVous connaissez tous ma mauvaise habitude de lire tout d’un auteur lorsque j’en ai aimé un livre. Mais vous ne connaissez pas ma mauvaise habitude de lire tout un auteur parce que c’est chic de tout lire. Par exemple, il y a le cas Philippe Roth. Roth. Je sais pas comment ça se prononce. Bref. Nana adore Philippe Roth. Elle l’adore vraiment. À tel point que, lorsqu’elle l’a rencontré à la sortie des cuisines d’un hôtel new-yorkais (oui, c’est authentique) la seule chose qu’elle a trouvé à lui dire, c’est « I’m French and I love you ». Nana, c’est la femme de mon père, des fois, elle dit ce genre de choses. Du coup autant vous dire que j’étais prédisposée à aimer Philippe Roth. Du coup, j’ai regardé un reportage sur lui, avec un carnet de notes à la main pour noter tous les auteurs dont il dirait qu’ils étaient une inspiration pour lui. J’en ai noté pas mal dont Saul Bellow. Du coup j’ai lu du Bellow (je vous rappelle qu’à ce stade je n’avais pas encore lu de romans de Philippe Roth. Et que quand je l’ai fait, bon, je n’ai pas été fan)

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Le Théorème du homard – G. Simsion

Le Théorème du homard – G. SimsionMince, zut, flûte. J’étais persuadée d’avoir déjà écrit ce billet. Je me suis dit, la pause, tranquilou, mes billets de partenariats sont déjà écrits et programmés, je peux me recroqueviller sur mes orteils je n’ai plus besoin d’écrire. Raté. Le jour de la publication du Homard, hop, article vide. La loose. Mais j’étais tellement certaine de l’avoir écrit immédiatement, dans l’euphorie de la dernière page … Bref. Bon. J’ai ri. Dieu que j’ai ri. En fait, le héros du Homard, c’est un espèce de Sheldon Cooper pour ceux qui connaissent Big Bang Theory. Mais en moins irritant peut-être. Quoique. Bref, en tout cas, un mec capable de faire une conférence sur le syndrome d’Asperger sans réaliser qu’il colle à la majorité des symptômes. Et ce mec, donc, va se mettre à la recherche de la femme de sa vie. De manière très ordonnée et scientifique.

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Journal de la guerre au cochon – A. Bioy Casarès

Journal de la guerre au cochon – A. Bioy CasarèsOn met longtemps à comprendre de quoi il retourne. En tout cas, moi, j’ai mis longtemps. Du coup est-ce que je dois vous le dire ? Ce n’est pas un roman récent et pourtant il  parle de demain, de comment on détruit la société en en montant les membres les uns contre les autres. En attaquant les plus faibles, en glorifiant les plus forts (mais les faibles d’aujourd’hui ne sont-ils pas les forts d’hier ? ). Les bleus contre les verts, les jeunes contre les vieux, les religieux contre les athées, les tous seuls contre les nombreux, tout le monde se met à se détester et cela ne semble être profitable à personne mais en fait … Bref, Bioy Casarès est malheureusement visionnaire, et pas uniquement envers l’Argentine, il parle de nous tous et donc probablement aussi de l’Europe du XXIème siècle.

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