Le Turquetto – M. Arditi

Ah, de Dieu, que ça fait du bien ! Depuis quelques jours, depuis ma reprise du travail pour être précise, la lecture était devenue difficile. Rien ne trouvait grâce à mes yeux, les Morues en ont pris plein la tête, les Vaches de Staline se sont retrouvées abandonnées au bout de quelques chapitres … J’ai pris le Metin Arditi avec un peu de crainte, j’avais beaucoup aimé ses romans précédents et j’ai eu peur que ma mauvaise humeur n’affecte ma lecture… Et puis, dès les premières pages, j’ai été happée par cette histoire. Je l’ai dit il y a peu, j’aime les romans qui racontent quelque chose. Ça m’a presque été reproché (« oh toi tu aimes qu’on te raconte des histoires ») mais c’est comme ça. Je suis capable d’apprécier l’abstraction, mais je reste attachée à la trame du roman. J’aime le roman, le bon vieux roman, et un peu moins les textes narratifs. En tout cas, là, j’ai été servie. J’ai d’ailleurs souvent, pendant ma lecture, pensé à Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphant lu l’année dernière. On est à nouveau à Constantinople, on parle à nouveau de peinture et de beaux-arts… Mais ici, cette aventure du Turquetto à la chronologie bizarroïde m’a encore plus touchée et au final j’ai eu du mal à lâcher ce roman qui a fini dévoré dans la journée.

Je n’ai pas trop envie de déflorer plus avant la trame de ce récit que j’ai apprécié de découvrir sans en avoir entendu parler et sans en connaître la teneur. Je vais me contenter de dire que c’est un roman très agréable à lire, extrêmement différent des deux romans précédents d’Arditi (ça c’est pour ceux qui n’ont pas aimé Loin des bras, je peux comprendre. Si en plus vous n’aviez pas aimé la Fille des Louganis, laissez tomber, on risque de ne pas s’entendre). On baigne dans la peinture, dans le XVIème siècle et dans l’Inquisition, c’est plutôt sympa.

20 commentaires sur “Le Turquetto – M. Arditi

  1. On me l’a déjà conseillé, il faut donc que je m’empresse de le trouver car j’avais adoré le roman de Mathias Enard.
    Même dêception sur Les vaches de Staline.
    J’ai pris Les morues à la bibliothèque. Peut-être vais-je le regretter?

  2. Ah, ce Turquetto……..Prix des libraires de Nancy il y a 10 jours……c’est dire qu’il a plu dans ma ville.
    Et puis son auteur est un formidable conteur, qui se lit comme un rien, mais qui en plus s’écoute à merveille.
    J’ai aussi beaucoup aimé la fille des Louganis…….et je me aisserai tenter prochainement par loin des bras…..

    • Ah, ce Turquetto……..Prix des libraires de Nancy il y a 10 jours……c’est dire qu’il a plu dans ma ville.
      Et puis son auteur est un formidable conteur, qui se lit comme un rien, mais qui en plus s’écoute à merveille.
      J’ai aussi beaucoup aimé la fille des Louganis…….et je me laisserai tenter prochainement par loin des bras…..

  3. Ce roman me fait de l’œil dans chaque librairie où je passe, et j’avais résisté jusqu’à présent… Mais je ne sais pas comment je vais tenir après un avis aussi élogieux et une comparaison avec le Enard que j’ai lu tout récemment et beaucoup aimé. Le 16e, la peinture, l’Inquisition… Non, décidément, je vais devoir m’interdire mes visites quotidiennes en librairie pour résister plus longtemps!

  4. Je n’ai toujours pas trouvé de bibliothèque près de chez moi, mais j’ai trouvé quelqu’un pour me prêter ce livre tant souhaité : l’attente en valait la peine! J’ai moi aussi beaucoup repensé à Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants avant que le livre n’impose sa propre trame et l’auteur son style à lui. Un presque coup de cœur pour moi, finalement.

  5. Pingback: Le Turquetto « Coups de coeur littéraires

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