Décidément ce début d’année est riche en romans sévères à propos de l’American Way of Life et de la famille étasunienne. Après Freedom le magnifique voici Canyon, qui m’a rappelé Sukkwan Island pour le côté naturel et jusqu’au-boutiste. Trois générations, le grand-père, le père, le fils, trois mâles à la chasse pour un week-end entre hommes qui ne tournera pas aussi bien que prévu.
Ce roman m’a provoqué de fort désagréables sensations par moments : j’ai eu peur, tout simplement. Peur pour ces trois grands machins perdus dans le canyon, peur pour l’épouse restée à la maison à la merci d’un fou. Et en même temps, cette peur n’était provoquée que par le fait que le texte est écrit d’une façon extraordinaire (contrairement à cette dernière phrase, mais je suis fatiguée). Il choppe son lecteur, l’amène là où il veut et ne le lâche que s’il a réellement terminé. Les relations familiales, la haine, la peur, le courage et l’amour sont splendidement décrits. On ne peut qu’être happé dans cette histoire profondément crédible.
Ma seule critique ira, comme souvent, à la couverture. Si ce livre ne fonctionne pas, ce sera à cause d’elle. Mais franchement, les deux romans américains de ce début de mois chez Albin Michel valent franchement le détour.
Tu as le don de me convaincre !
Bien d’accord pour la couverture, ils se sentent obligés de mettre des images chopées sur getty image ?
Effectivement, je pouvais l’emprunter lundi dernier chez Chapitre, et je ne l’ai pas choisi, sûrement â cause de sa couverture trop sombre et trop « western ». Maintenant, je sais que je peux le prendre à ma prochaine visite.
Sans discussion, je prends aussi ..
Moi j’aime bien la couverture. Mais en tout cas pour le reste, je te rejoins !